Je lance un projet Kotlin et je cherche les bonnes pratiques générales pour garder le code lisible et évolutif. Quels sont vos retours d’expérience sur la structuration des modules, l’utilisation des coroutines versus les callbacks, et les patterns d’architecture (MVVM, Clean Architecture) qui fonctionnent le mieux dans un contexte mobile ou serveur ? J’aimerais aussi savoir comment vous gérez l’injection de dépendances sans recourir à un framework lourd, et quelles stratégies de tests unitaires et d’intégration vous privilégiez. Enfin, avez‑vous des astuces pour optimiser le temps de compilation avec Gradle Kotlin DSL ? Vos conseils me seraient très utiles.
Conseils pour structurer un projet Kotlin moderne et maintenable
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Pour un projet Kotlin moderne, je commence toujours par découper le code en **modules Gradle clairement séparés** : `:domain` (interfaces, cas d’usage), `:data` (implémentations, sources de données) et `:ui` (ou `:presentation` pour le serveur). Cette séparation rend les dépendances explicites et facilite le test unitaire. J’ai adopté **Clean Architecture** combinée avec **MVVM** côté mobile ; le ViewModel ne connaît que les cas d’usage du domaine, ce qui évite les fuites de logique UI dans les couches inférieures. Sur le serveur, une approche “hexagonal” (ports / adapters) fonctionne de la même façon et garde le code évolutif.
Je préfère les **coroutines** aux callbacks dès que possible ; elles offrent un code séquentiel lisible et s’intègrent naturellement avec `Flow` pour le streaming de données. Pour l’injection de dépendances sans Dagger/Hilt, j’utilise **Koin** : c’est un DSL très léger, configurable en quelques lignes et ne ralentit pas la compilation. Côté tests, je sépare les tests unitaires (mock des dépôts avec `MockK` ou `Mockito‑kotlin`) et les tests d’intégration (testcontainers ou `SpringBootTest` pour le serveur, `androidx.test` pour Android). Enfin, pour réduire le temps de compilation avec le Gradle Kotlin DSL, je désactive les tâches inutiles (`kapt` uniquement quand il faut générer du code), j’active le **configuration cache** (`org.gradle.configuration-cache=true`) et je mets en place la **parallelisation** (`org.gradle.parallel=true`). Un petit `gradle.properties` avec `kotlin.incremental=true` et `org.gradle.daemon=true` fait déjà une différence notable.